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Les lauréats du prix de l'originalité au festival Cinécourts en herbe

Matthias Ransau, Mathilde Vigneau, Julie Valla, Nina Bechet, Gaspard Jalut-Motte et Agnès Goujon lauréats du prix de l’originalité au festival Cinécourts en herbe 2018 pour leur court métrage nommé « l’ascenseur ».

 

C’est lors d’un atelier proposé par Valérie Rauzier et Gilles Daram autour de l'écriture et de la réalisation cinématographique que l’aventure débute. Les élèves de Seconde ont pour consigne de réaliser un court métrage dont ils ont l’entière maîtrise, depuis l’écriture du script jusqu’au montage. Après plusieurs mois de travail en groupe et des restitutions hebdomadaires prometteuses, les professeurs décident d’inscrire tous les films de la classe au festival Cinécourts en herbe, un événement organisé chaque année par l’AEFE rassemblant les contributions réalisées aux quatre coins du monde par des élèves du réseau des Lycées français de l'Etranger.

« L’ascenseur » y reçoit un accueil très élogieux puisqu’il est nommé dans 2 catégories différentes. Matthias Ransau, Mathilde Vigneau, Julie Valla, Nina Bechet, Gaspard Jalut-Motte et Agnès Goujon et leurs professeurs sont invités à participer à la cérémonie de clôture du festival ayant lieu le 8 mai à Bruxelles. Leur court métrage reçoit le prix de l’originalité à l’occasion d’une cérémonie solennelle et festive en présence du roi Albert 2 de Belgique.

Nous avons rencontré les 6 lauréats et leur professeur, Gilles Daram, pour évoquer cette formidable expérience :

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Ceci n'est pas un césar ! Trouvez la référence

Qu’est-ce que Cinécourts en herbe ?

Gaspard Jalut-Motte: C’est un concours de courts métrages auquel nous avons pris part après avoir été inscrits par nos professeurs.

Matthias Ransau : Toutes les écoles membres du réseau AEFE peuvent y participer.

Gilles Daram : C’est un concours du réseau AEFE auquel 500 écoles dans 140 pays peuvent participer. Au total, 160 contributions ont été envoyées. Il y avait donc 160 courts métrages en compétition.

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Les lauréats en voyage à Bruxelles

Quelles sont les origines du projet ?

Gaspard Jalut-Motte: C’est dans le cadre d’un Accompagnement Personnalisé qui nous est proposé depuis cette année. Nos professeurs nous ont inscrits à ce concours pour que l’on puisse représenter le Lycée français d’Oslo à l’international.

Gilles Daram : Disons que cet Accompagnement Personnalisé nous permet de vous présenter les choses différemment… Vous ne l’avez peut-être pas réalisé mais nous travaillons sur des sujets bien précis à travers cet atelier. Par exemple, plutôt que de faire un court de Français et d’écriture, on part sur un projet de créer un court métrage. Et même si vous ne vous en rendez pas compte, vous travaillez sur des activités d’écriture, d’échange entre vous etc. en langue française. Ces ateliers vous permettent d’échanger et de progresser même si nous sortons du contexte actuel de la classe et du cours théorique avec des professeurs qui dispensent un savoir.

Gaspard Jalut-Motte: C’est très motivant car ça change des contrôles et des cours académiques. On s’investit davantage et c’est intéressant !

Matthias Ransau : J’ai moi aussi trouvé que cette année était différente et je n’ai jamais été aussi investi dans un travail pour l’école que pour celui-ci !

Comment se sont passés l’écriture du script, le tournage, le montage?

Mathilde Vigneau: Au début, on était lent car on prenait beaucoup de temps pour réfléchir. Les professeurs nous trouvaient trop relax mais petit à petit, ça a pris forme et on est arrivés à écrire le script. J’ai eu l’idée du contexte au hasard d’une situation, un jour, alors que j’étais dans l’ascenseur, entourée de gens très différents. Le moment était plutôt gênant et je me suis dit que c’était marrant et qu’on pouvait peut-être faire quelque chose sur ce sujet. On a tourné dans l’ascenseur de ma grand-mère.  

Julie Valla: C’est vrai que nous avons moins travaillé sur le script. Par contre, nous avons réalisé un gros travail d’improvisation. Nous avions plein d’idées pour commencer et il était important de nous concentrer sur une idée et une situation bien précise.

Gilles Daram : C’est vrai que vous avez été très longs pour démarrer mais vous avez été très efficaces une fois que la machine était lancée. De ce point de vue-là, c’est le groupe qui s’est le plus investi dans la réalisation.

Nina Bechet: Au total, on a passé 4 h dans l’ascenseur 3 dimanches de suite. On travaille mieux avec la pression.

Agnès Goujon: On a même changé d’ascenseur mais personne ne l’a remarqué. On travaillait avec 1 téléphone et 1 Go-Pro scotchée au plafond de l’ascenseur jouant le rôle de la caméra de surveillance. 

Nina Bechet: je crois qu’il y a eu un déclic au moment de la restitution de la première minute face à la classe.

Gilles Daram: Oui, effectivement, tous les groupes de travail ont diffusé la première minute de leur création et c’est là que la classe s’est rendu compte du caractère humoristique de votre court métrage et tout le monde a beaucoup rigolé. On a senti que ça marchait à ce moment-là!    

Matthias Ransau : J’étais en charge du montage et profitais des restitutions pour travailler la nuit pour que ce soit prêt ! Du coup, j’étais fatigué le lendemain car j’avais travaillé toute la nuit (rires) !

Comment s’est passée la remise des prix ?

Mathilde Vigneau: Nous ne connaissions pas trop le protocole mais savions qu’il y avait des personnalités dans la salle

Matthias Ransau : J’ai vu qui était le roi car tout le monde s’est levé au moment où il s’est assis.

Julie Valla: La salle a très bien réagi mais ils ont passé seulement quelques extraits de notre court métrage. Plusieurs personnes nous ont dit qu’ils auraient aimé voir le film en entier.

Nina Bechet: en soi, le voyage était très amusant. Nous n’avons pas eu le temps de visiter Bruxelles car nous avons passé la journée à la cérémonie. Nous ne nous étions pas vraiment préparés et avions compris qu’il faudrait monter sur scène si nous gagnions… Nous appréhendions de recevoir un prix tout en désirant être lauréat …  C’était drôle !

Agnès Goujon: On s’était mis d’accord pour que les garçons prennent la parole mais avons été surpris de recevoir le prix de l’originalité alors que nous ne savions pas qu’il existait.

Gaspard Jalut-Motte: Je savais que je serais le premier à prendre la parole et essayais de prévoir un discours alors que nous étions sur scène et recevions le prix. Au final, j’ai improvisé car notre prix ne correspondait plus à ce que j’avais prévu ! (Rires)

Cette expérience vous a-t-elle donné envie de refaire du cinéma ?

Julie Valla: J’ai trouvé cette expérience très amusante et aimerais bien continuer à l’avenir. Matthias Ransau : Je faisais déjà des vidéos sur Youtube mais cette expérience m’a donné envie de monter des projets plus ambitieux. J’ai compris que le travail en groupe était plus intéressant. A l’avenir, j’aimerais travailler en groupe avec des personnes que j’aime bien ! D’ailleurs je réalise actuellement un film pour un client grâce à cette aventure.

Gaspard Jalut-Motte: J’aimerais travailler dans le cinéma comme acteur, réalisateur ou pourquoi pas dans l’écriture. Réaliser ce court métrage m’a encore plus motivé pour la suite.

 

 

 

Les élèves seront reçus à l’ambassade le 28 juin et félicité par l’ambassadeur de France en Norvège, Monsieur Jean-François Dobelle. Nous avons hâte d’être à l’année prochaine pour découvrir les prochains courts métrages des élèves.